Marthe-Elisabeth et René – Voyage en Chine et au Tibet (42 jours)

Destinations au programme : Kunming – Lijiang – Shuhe – Tacheng – Cizhong – Meili – Benzilan – Shangri La – Lhassa – Gyantsé – Shigatsé – Lhassa – Xining – Linxia – Hezuo – Xiahe – Tongren – Xunhua – Xining – Xian – Pingyao – Beijing

 

 

Notre voyage a été organisé avec le concours de China Roads.

Nous avons, lors de la préparation du programme de notre séjour, exprimé la demande que soient pris en compte les particularités suivantes :

-précautions à prendre au regard du séjour en altitude. Nous avons en effet respectivement 74 et 80 ans.

-l’objectif principal pour nous est la connaissance du monde tibétain, sa société, sa culture et le Bouddhisme, dont nous avons eu un premier aperçu lors d’un précédent séjour à Shangri-La.

-c’est notre première découverte de la Chine ancienne, à X’ian, Pingayo, et à Beijing.

Le voyage s’est parfaitement déroulé et nous en avons été tout à fait satisfaits. Il a éveillé en nous une envie d’approfondissement que nous allons satisfaire par la lecture des récits des premiers explorateurs occidentaux, d’Alexandra David-Néel, sans oublier des textes sur l’histoire contemporaine du Tibet et de la Chine.

Nous tirons de notre expérience l’évaluation suivante :

1-Prise en compte de nos limitations physiques

L’organisation du circuit a bien pris en compte la nécessité de bien respecter la progressivité de la montée en altitude. C’est ainsi que nous avons déroulé les étapes de Kunming (2000m.)-Lijiang (2500m)-Shangri-La (3200m) d’où nous avons rayonné vers les cols à 4000m., Lhassa (3600m.) avec des extensions vers les monastères à 4500m et 5000m.. et enfin, train du toit du Monde, avec un col à 5200m. Nous avons d’une façon générale évité de faire des efforts ou marches importantes, et nous n’avons, à aucun moment, éprouvé le mal des montagnes.

2-déroulement du programme

2.1-les transports

Nous avons bénéficié, pour les trajets routiers, d’un véhicule avec chauffeur, un 4×4 presque neuf, en bonne condition de marche, très bien entretenu et très propre. Les chauffeurs ont tous été ponctuels, disponibles et débrouillards.

Les trains étaient modernes, les compartiments-couchette d’un confort satisfaisant. Le train du Toit du Monde, de Lhassa à Lanzhou, nous a permis d’admirer, à petite vitesse, les splendeurs du plateau et de la montagne tibétaines. C’était une expérience inoubliable.

2.2-découverte du pays

Notre intérêt portait essentiellement sur la connaissance des populations et de leur culture, avec une attention particulière pour le monde tibétain. Notre ignorance totale des langues chinoise et tibétaine nous rendait totalement dépendants de la capacité de nos guides à nous faire découvrir et comprendre ce que nous voyons. De là l’importance particulière que nous leur accordions.

-au Yunnan, Philippe Lu, que nous connaissions déjà depuis notre précédent passage, un parfait francophone, esprit ouvert et cultivé, nous a très bien expliqué la richesse de la culture des minorités Naxi et Bai. De même, l’histoire du Tibet Kham, de ses temples et de ses monastères, de sa population. Il nous a permis d’acquérir les premiers repères pour la connaissance du Bouddhisme.

-au Tibet autonome, à Lhassa, à la place du guide tibétain anglophone prévu au programme, nous avons eu Nathalie Xie Sanling, jeune guide chinoise envoyée par la municipalité de Kunming à Lhassa pour une mission de formation des guides tibétains. Parfaite francophone, compétente et très active, celle-ci a réussi à nous faire visiter les principaux temples et monastères du Tibet Autonome figurant sur notre autorisation administrative d’entrée dans la province. De plus elle nous a bien fait découvrir les beautés de l’artisanat d’art tibétain, notamment les thangkas. Grâce au chauffeur tibétain, qui nous a fait l’honneur d’une visite de sa maison familiale, nous avons pu avoir un aperçu de la vie d’une famille tibétaine de la « classe moyenne ». Dans l’ensemble, il nous a semblé que la lecture des réalités tibétaine que nous a faite Nathalie, rationnelle et synthétique, reflétait un point de vue extérieur au monde tibétain, c’est-à-dire un point de vue chinois. Dans la phase suivante de la province de Qinghai, nous aurons avec notre guide tibétain une vision d’un point de vue un peu différent.

-au Tibet Amdo (Qinghai), notre guide était un Tibétain, Pema Gyaltso, un anglophone parlant italien et un peu le Français. Il nous a semblé qu’avec son aide, nous avons pu avoir une connaissance un peu plus profonde et authentique de la société rurale tibétaine, qui est sous le choc de la modernisation. L’occasion nous a été donné de déjeuner dans une famille d’agriculteur-éleveur de la steppe de l’Amdo, qui a bien voulu nous dépanner dans un secteur où nous n’avons pu trouver aucun restaurant ou gîte rural. La tsampa préparée par notre guide a été bien appréciée, et nous avons pu découvrir la vie que mènent les paysans tibétains depuis des temps immémoriaux. La visite des temples, notamment d’un temple Bon éloigné de tout circuit touristique, a été particulièrement intéressante. Par différence, Kun Bum, que nous avons visité en compagnie d’une foule de touristes chinois, nous a un peu déçus.

-Pour X’ian, Pingayo et Beijing, nous avons eu des guides compétents et très professionnels, que nous n’avons pas pu bien connaître du fait de la brièveté de notre séjour dans chacune des étapes. A X’ian nous avons particulièrement apprécié le musée du site des fouilles de la tombe de l’empereur Jingdi. Bien qu’il soit à peine évoqué dans les guides touristiques, nous estimons qu’il soutient la comparaison avec le musée de l’armée en terre cuite de Qin Shi huangdi.

3-Conclusion

Nous sommes très satisfaits de l’organisation de voyage par China Roads. Anne, notre correspondante et conseillère, nous a parfaitement conseillés, suivis et accompagnés pendant dans le déroulement du circuit. Nous avons particulièrement apprécié la réactivité de l’agence dans la solution d’un incident mineur que voici : le train qui nous avait ramenés de Lhassa est arrivé à Lanzhou le 25 octobre à 16h. En sortant de la gare, nous n’avons trouvé personne pour nous accueillir. Nous prîmes le parti d’attendre au milieu de la place devant la sortie de la gare. Ce que nous ne savions pas, c’est que le chauffeur et le guide étaient pris avec la voiture dans les embouteillages de la ville, et qu’ils estimaient être en retard de 30 minutes sur l’heure du rendez-vous avec nous. Ils alertèrent la correspondante de l’agence de Lanzhou qui appela Anne en France. Celle-ci essaya de nous appeler sur notre portable, sans pouvoir nous joindre puisque notre téléphone se trouvait malencontreusement rangé dans une valise. Lanzhou décida alors de téléphoner à la police de la gare, qui se mit aussitôt à notre recherche. Nous eûmes donc la surprise, après vingt minutes d’attente, d’être abordés par un jeune policier qui, traducteur de smartphone à la main, nous mit au courant. Il nous invita ensuite à nous installer dans la salle d’attente VIP de la gare, puis nous conduisit peu de temps après auprès de la voiture et du guide.